Le Japon sort le grand jeu pour exporter son Maglev
Publié le 2014-04-21
Shinzo Abe, premier ministre japonais et Caroline Kennedy, ambassadrice américaine au Japon, se sont offerts un tour de Maglev. Il est certain que dépasser les 500 km/h au pied du Fujiyama et au milieu des pétales de cerisiers a de quoi impressionner.

L'objectif est bien sur de vendre la technologie aux États-Unis. Ces derniers ont en effet le projet de construire une ligne grande vitesse entre Washington et Baltimore. Un Maglev n'aurait pas forcément beaucoup de sens sur un trajet aussi court (60 km), mais à terme, la ligne pourrait relier Washington à Boston, soit environ 700 km, en passant par Philadelphie et New York. Un "Shinkansen magnétique" sur la côte Est des États unis, avouez que ça aurait fière allure !

Malgré la bonne volonté des Japonais (disposés à tous les prêts et ristournes possibles pour vendre leur Maglev aux américains, dont un prêt de 7 milliards d'euros), les difficultés de Barack Obama à mener son programme de réseau grande vitesse pourrait refroidir les espoirs nippons. Une réussite du Maglev à l'export permettrait notamment de contrer les critiques de ces derniers mois, qui mettaient en parallèle le coût du projet, les dates d'achèvement prévues et la démographie déclinante du Japon.

Caroline Kennedy et Shinzo Abe dans le Maglev
Caroline Kennedy a apprécié son tour de Maglev